Le potentiel immobilier à Jacqueville est bien réel. Il y’a quelques semaines, nous évoquions les villes à fort potentiel où il serait intéressant d’investir, hormis Abidjan, qui reste le principal hub de l’immobilier en Côte d’Ivoire. Parmi elles, Jacqueville, ville côtière qui reste accessible du fait de sa faible urbanisation (comparé à Abidjan).
Antoine Viallet, Président de « Les MIA’s » (Les Marseillais de l’Immobilier en Afrique), une entreprise regroupant des acteurs de l’immobilier et de la construction tournés vers l’Afrique. Fort de ses 30 ans d’expérience dont 10 ans en Afrique, il a parcouru plusieurs pays dont le Bénin, le Sénégale, le Cameroun et bien entendu, la Côte d’Ivoire où il est installé depuis octobre 2024.
Il nous partage sa vision approfondie de cette ville qu’il a sillonée il y’a de cela quelques mois :
« j’ai repéré la ville de Jacqueville comme une destination idéale, entre mer et lagune, un lieu touristique et une urbanisation en devenir. Je suis tombé sous le charme d’une cité qui après un long sommeil se réveille. Elle s’offre un avenir prometteur grâce à l’édification du pont en 2015 et à la proximité d’Abidjan à 60 km.
Dans le quartier de Matrala, je retrouve en bord de mer, des vestiges de bâtisses coloniales. Certaines sont habitées par des locaux. La plupart sont en ruine, et ne sont pas prêtes d’être restaurées. Cependant, elles ont su conserver une certaine prestance, totalement hors du temps. Il reste peu de souvenirs de cette époque. Ces grandes demeures délabrées c’est aussi une tranche d’histoire contemporaine qui risque de s’effacer. La ville de Grand Bassam, ancienne capitale coloniale, est dans la même situation. Il faudrait imaginer un dispositif fiscal comme la loi Malraux en France pour sauvegarder ce patrimoine historique pour les générations futures. «

Dans les rues de Jacqueville
« A Jacqueville, il n’y a pas de taxi. C’est le tuk-tuk qui fait fonction. A première vue, j’ai l’impression d’être à Phuket en Thaïlande et je me pince pour me dire que je suis bien en Afrique. De tous mes voyages dans ce continent, c’est la première fois que je les découvre. J’ai réservé un tuk-tuk à la demi-journée pour visiter la ville et ses environs. Je n’ai pas pu m’empêcher de le conduire pendant un moment et j’ai ressenti une drôle de sensation de conduire un 3 roues sur les routes en latérite. Les habitants me regardent comme un Ovni ! Le prix de la course en ville de ce transport collectif est de 100 FCFA (0,15€). Plusieurs centaines de tuk-tuk se partagent le marché et donnent une couleur et un son particulier à cette ville.

Quid du potentiel immobilier de Jacqueville pour les investisseurs?
En ce qui concerne le potentiel immobilier de Jacqueville pour les investisseurs, Antoine est également optimiste pour le futur :
« En passant plusieurs jours, j’ai le sentiment que ce territoire est à la croisée des chemins car il deviendra à terme la grande banlieue d’Abidjan. A terme, il devra choisir entre une urbanisation chaotique ou maîtrisée et durable. Je perçois la spéculation foncière à l’image des nombreux hôtels ou résidences services qui ont fleuri lors de la construction de la centrale électrique d’Atinkou, portée par le groupe panafricain Eranove. Plusieurs centaines d’expatriés sont venus pendant plusieurs années pour l’édifier et aussi former le personnel local. Il y eu une très forte demande de logements et pour y répondre des bâtiments ont poussé comme des champignons. Et maintenant que les expatriés sont repartis, que vont-ils devenir ? Les touristes viennent seulement passer le week-end et les loyers sont trop chers pour la population locale.
J’ai remarqué de nombreux lotissements en cours sans véritable cohérence d’aménagement. C’est donc aux pouvoirs publics et à ses habitants d’imaginer le Jacqueville de demain. Des solutions d’écoquartiers à l’africaine pourraient toutefois être une solution pour préserver la nature. J’ai longtemps travaillé à Toulon où le déplacement par navettes maritimes est le premier transport en commun. J’imagine donc qu’un transport lagunaire et solaire serait un moyen de connecter cette ville à Abidjan, tout en respectant la nature et son environnement. En conclusion, foncez à Jacqueville lors de votre prochain séjour en Côte d’Ivoire ou Abidjanais. Pour les locaux, redécouvrez cette perle lagunaire à 60 km de chez vous ! «
Antoine Viallet pour ImmoLink
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